samedi 24 mars 2018

Nos lectures de Mars 2018

Nous étions 12 : Chantal D., Marie-Madeleine, Françoise, Monique, Eric,Bernadette, Madeleine, Chantal J., Daniel, Jacques, Christine et Roger..

Chantal.J : « Tais-toi et meurs » d'Alain Mabanckou Un jeune congolais raconte, depuis sa prison, son arrivée à Paris et l'instrumentalisation dont il a été la victime.  Accueilli par un groupe de compatriotes africains, il se trouve mêlé à leurs trafics et sera embarqué dans des « plans » de plus en plus louches. Attendant l'un des siens au bas d'un immeuble il assistera à la défenestration d'une femme, événement constitutif de l'histoire.  C'est le récit de son parcours parisien et sa confiance en ceux qui ont la même origine que lui.  Suspens autour des raisons de sa fausse identité pendant ses pérégrinations alors qu'il était en règle, à l'arrivée.
Marie-Madeleine : Deux B.D. empruntées à la médiathèque : Alexandrin ou l'art de faire des vers à pieds d'Alain Kokor et Pascal Rabaté. Rencontre entre  un vieux monsieur « paumé », qui ne s'exprime qu'en alexandrins,  et un jeune garçon en fugue. Belle tonalité de dessins.La guerre de Catherine de Julia Billet et Claire Fauvel.  Pendant la guerre, une petite fille juive fuit et se cache de place en place, en changeant de nom. Pendant la traque, elle photographiera ses différents lieux de fuite et des personnages rencontrés. Très jolie B.D., réalisée par la fille de l'héroïne d'après le vécu de sa mère. La narration nous emporte.
Bernadette : De l'ardeur de Justine Augier. Une avocate syrienne, membre d'une ONG de son pays, enlevée en 2013 est disparue depuis. Elle recueillait les témoignages de prisonniers et de leurs familles, et décrivait les tortures infligées, les persécutions et la cruauté du conflit. Elle s'est immergée dans des groupes d’opposants et d'activistes et son récit interroge sur la présentation de l'Histoire telle qu'elle est médiatisée.Primée de nombreuses fois -avec le prix Sakarov notamment-, elle n'a pas tenu compte des nombreux signaux d'alerte qui lui étaient adressés.
Madeleine a eu beaucoup de plaisir à lire « Le chœur des femmes » de Marin Wincker. Intéressant et humain, c'est l'histoire d'un médecin à l'écoute des femmes. Ce « pavé » existe en Poche.Du même auteur, « La maladie de Sachs ».
Daniel : Les huit montagnes de Paola Cognetti : Bruno garde ses vaches dans la montagne . Il va y rencontrer Pietro, enfant de la ville que son père, montagnard chevronné et bourlingueur, entraîne dans ses performances. Une grande amitié naît entre les deux garçons. Enfant contemplatif, Piétro refusera un jour de suivre ce père taiseux et exigeant. Avec la complicité de sa mère il deviendra cinéaste et aura l'occasion d'accompagner une équipe de montagards dans le Népal ! Bruno et Piétro seront donc longtemps éloignés et, lors de leurs retrouvailles, ils équiperont un refuge dans la montagne. Livre savoureux et reposant. Belle lecture. Daniel nous a lu une très-très courte histoire qu'il a lui-même écrite, « Ma première colo ». Un bel hommage aux montagnes de l'Isère que notre écrivain a arpentées en culottes courtes à l'âge de onze ans.  (texte Chantal J)
Chantal D. et Roger : La longue attente de l'ange de Mélania G. Mazzucco. La vie du peintre Le Tintoret écrite à la première personne par une spécialiste de l'artiste. La vie de ce fils de teinturier est l'aventure d'un homme d’exception : talentueux, déterminé et avec une énergie peu commune. Il élèvera sa fille naturelle avec sa nombreuse famille. Marietta sera le centre de sa vie et aura du talent se faisant un nom, La Tintorette. Description édifiante de la redoutable peste, qui décima Venise. Contemporain dans sa jeunesse de Michel Ange, il sera ostracisé par Titien qui domine la peinture et craint ce rival potentiel. Après ses débuts dans une chambre-atelier misérable, avec des rats et inondable, il connaîtra une ascension difficile. Ecriture dense et prenante.
Jacques nous parle de l'un des grands poètes soviétiques, Ossip Mandelstam, mort en 1938 dans un camp du goulag, près de Vladivostok. Réhabilité sous Gorbatchev.

samedi 24 février 2018

Nos lectures de Février 2018

Nous étions 11 : Chantal D., Elise, Marie-Madeleine, Françoise, Monique, Madeleine, Geneviève, Chantal J., Daniel, Jacques et Roger.

Geneviève : « T’en souviens-tu Anaïs ? » de Michel Bussi. Quatre nouvelles. De retour à Veules les Roses, en Normandie, une jeune femme s’installe dans l’ancienne maison de la maîtresse de Victor Hugo où elle découvre des écrits, témoins d’une épopée sentimentale originale. Un couple loue pendant quelques jours dans un château, ne rencontrant que le propriétaire alors que c’est sa femme qui avait     été la seule interlocutrice des signes inquiétants font craindre le pire ...
Chantal J. « Jusqu’à la bête »  de Thimothée Demeillers. Un jeune, content d’avoir trouvé un emploi, va connaître l’enfer du travail à la chaîne dans un abattoir. Description de l’abattage, de l’abrutissement à tailler dans les carcasses, dans le froid, dans une ambiance machiste et de blagues salaces. Il tombe amoureux d’une étudiante, Laetitia, qui s’éloignera et disparaîtra. Il commettra l’irréparable. Description d’une destruction intérieure.  Enthousiaste, Chantal nous décrit aussi son engouement à la lecture de « Monsieur est mort » de Karine Silla présenté la dernière fois. Un éloge.
Daniel : « Par le vent pleuré » de Dan Rausch. Petite ville des E.U. en 1970. Leur père décédé accidentellement pendant leur petite enfance deux frères sont sous le joug du grand-père qui les a recueillis. Chirurgien et propriétaire d’une clinique, cet homme autoritaire et rigide les emploie et les forme. Les garçons seront fascinés par Lila, fille « facile », droguée et alcoolique. Elle « sort » avec l’aîné mais aura de l’intimité avec les deux. Quarante ans plus tard, la plage « rend » les ossements de Lila. Début du suspens. Belle écriture qui nous tient en haleine.
Jacques : « Chantiers » de Marie-Hélène Lafon. L’auteur est fille de paysans et agrégée de lettres. Elle travaillera sur les disparités sociales. Auteur singulière, elle a une expérience sensuelle et raisonnée de la langue. Avec beaucoup de labeur de recherche dans son écriture, elle « creuse » à partir de son enfance et « décortique » la grammaire. Ce livre est à lire quand on a envie d’écrire. Elle y aborde les thèmes de ses écrits (faits divers, viols, incestes, crimes, « nous, au village, on a de gentils assassinats »…) et déconstruit l’écriture d’un roman. Sur le même sujet, lire de Marguerite Duras « Ecrire », où elle explique le pourquoi et le comment de son besoin d’écrire.
Roger : « Charly 9 » de Jean Teulé. A 22 ans, Charles IX, homme bon mais faible, décide du massacre de la Saint Bartélémy sous la pression de la cour et, surtout, de sa mère Catherine de Médicis.Il survivra une année seulement à ce carnage qui le hantera et lui fera perdre la raison. Récit des errements de ce piètre monarque avec ses décisions inconséquentes et des anecdotes truculentes décrites par un Jean Teulé toujours en verve.
Elise : « Cœur trouvé aux objets perdus » de Francine Ruel. Dylan est issue d’une famille originale qu’elle aime quoique trop bruyante pour elle, grande lectrice. Lambert, orphelin à 4 ans de sa mère, son père étant inconnu, grandira de famille en famille. Il rencontre, à la piscine, un homme qui deviendra son « paternel » de substitution. A 30 ans, Dylan et Lambert font connaissance, dans le métro. Ils se découvrent, ils discutent. Cocasserie : elle est née sur une autoroute et lui dans une cuvette de W.C. ! Début de leur relation.
Chantal D. : « Les loyautés » de Delphine de Vigan. Hélène professeur jadis violentée a, de ce fait, une sensibilité particulière pour déceler, éventuellement, chez ses élèves la fragilité psychologique. Elle observera Théo. Il est le « tampon » entre son père, abandonnique avec un grand laisser-aller, et sa mère, aigri et se sentant rejetée. Théo va entraîner Mathis, lui-même de famille problématique, dans la consommation d’alcool, pour chercher l’oubli ensemble. Belle description de la détresse de ces garçons, se cachant réciproquement leurs situations familiales. Hélène va comprendre les tourments des élèves, leur mutisme. Elle ira assez loin dans ses investigations se mettant en porte à faux par rapport aux limites déontologiques. Très bien écrit et finement analysé.
Marie-Madeleine : « Entre ciel et terre », « La tristesse des anges » et « Le cœur de l’homme ». trilogie de Jon Kalman Stefansson. L’Islande au 19°siècle. C’est la vie du « gamin », ainsi nommé tout au long du récit. Un périple, à partir de ses dix ans, à la pêche à la morue avec l’extrême dureté des éléments, pluie, neige, froid, et le drame en mer. Initiation du « gamin » orphelin avec, notamment une scène de blizzard. Il retournera au village où apparaît une femme qui a fait partie de son histoire. La poésie est au cœur de ces romans. L’écriture, très dense, nous immerge dans cette ambiance particulière.
Françoise a eu un « coup de cœur » pour « Vincent qu’on assassine » de Marianne Jaeglé, présenté précédemment. Ce roman l’a enchantée. Van Gogh était tellement différent de son entourage qu’il en a eu beaucoup de souffrance. La thèse de son suicide y est contredite.
Madeleine : « Nos richesses » de Kaouten Adimi. Edmond Charlot, fils de colons, ouvre, en 1935, une petite librairie à Alger. Il y crée un espace culturel, sera éditeur (Albert Camus). Ce roman décline l’histoire de ce lieu jusqu’à la Grande Histoire, avec la guerre  de 39/45 et après la guerre d’Algérie.
Cette librairie existe encore et est une annexe de la Médiathèque. C’est la vraie histoire. L’intervention romanesque de l’auteur commence à l’arrivée d’un homme jeune, chargé de vider les lieux pour les repeindre et les destiner à une autre occupation. Ce personnage, qui ne lit pas, sera confronté à un environnement désapprobateur car tout le voisinage n’imagine pas la disparition de cet endroit emblématique.      

samedi 20 janvier 2018

Nos lectures de Janvier 2018


Nous étions 12: Monique, Bernadette, Madeleine, Roger, Eric, Jacques, Geneviève, Françoise, Daniel, Chantal J, Marie-Geneviève, Chantal D.

Cécile, la nouvelle directrice de la Médiathèque nous accueille. Nous avons un échange sympathique au cours duquel chacun de nous se présente. Elle fera son possible, dans la mesure de son emploi du temps, pour venir nous voir à chacune de nos réunions

Monique Article 33 du code pénal de Tanguy vieil. Le meurtre est annoncé au départ. C'est le récit de la vie d'une famille bernée, manipulée. Ambiance bien décrite dans une atmosphère brestoise (vent, mouettes, fermeture de l'Arsenal...)

Bernadette Rose blanche de Joyce Carol Oates Onze récits différents. Déconcertant. 

Madeleine D'après une histoire vraie de  Delphine de Vigan. Autobiographique : le devenir d'un auteur après le succès de son livre. Une amie s'immisce progressivement jusqu'à avoir de l'emprise sur l'auteur. Elle l'aidera à gérer les situations d'angoisse et lui faire écrire un livre réaliste. Problème des « trous » dans les souvenirs comblés par la fiction romanesque. Fin « sympa ».

Roger Monsieur est mort de Karine Silla. L'aîné de quatre frères d'une famille très fortunée, fragilisé par des évènements familiaux destructeurs, s'exile en Inde, en solitaire, pendant 15 ans. Il reçoit la nouvelle de la mort de son  père qu'il appelait « monsieur » et revient après toutes ces années sans relation avec les siens. Errance dans Paris avant de retrouver la maison familiale. Toute sa vie défile avec ses drames, ses secrets, les ambiances délétères et les perversions paternelles. Récit très bien construit.

Françoise L'homme de la montagne de Joyce Mainard Deux fillettes vivent en totale liberté chez leur mère suite à la séparation des parents. Dans la montagne voisine, terrain de leurs jeux, trois meurtres successifs sont  commis sur lesquels enquête leur père, commissaire de police. L'aînée  des sœurs se met en tête de mener l'enquête de son côté  avec son imagination. Elle cherche des indices, provoque des situations aux conséquences imprévisibles. Bref une description de l'enfance plongée dans une situation pas terrifiante malgré le sujet. Lecture captivante

Daniel  Dans une coque de noix d'Ian Mc Ewan Dans sa  « coque de noix », un fœtus parle à la première personne. Il raconte la relation de sa mère avec son beau frère. Le complot des amants pour éliminer le père et bien d'autres choses encore vues de l'« intérieur ». Présenté avec humour, ce roman est d'une lecture savoureuse.

Chantal D Summer de Monica Sabolo Roman sur la destruction de Benjamin, bouleversé et culpabilisé par la disparition, au bord du lac Léman, de sa sœur à 19 ans, alors qu'il était sur place. Intrigué il fera des investigations qui le conduiront à découvrir des secrets de famille. Bouleversant sur les conséquences sur Benjamin, en errance mais qui finira par se reconstruire, cette disparition étant volontaire.

Eric Bakhita de Véronique Olmi ,Elle est née au Darfour. Kidnappée enfant elle sera vendue sur des marchés aux esclaves, s'évadera, sera reprise, torturée, violée (au Soudan par  des personnes de même couleur, « race » et religion!). 300 km de marche dans le désert aprés le kidnapping avant de connaître un autre enfer !Sauvée par un consul italien et recueillie dans un couvent (intégration mal vécue) elle s'occupera d'enfants dans un orphelinat.

Jacques Pourquoi brûle-t-on des bibliothèques ? de Denis Merklen Etude sociologique. 70 bibliothèques françaises incendiées volontairement sur plus de trois décennies. La bibliothèque est perçue comme un espace  conflictuel entre les non lecteurs et les autres car elle est vécue comme un instrument de pouvoir et non d'émancipation.

Geneviève Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes Ferdinand, 83 ans est grinçant, irascible. Il perd son chien.
La petite fille, voisine de l'étage du dessus, s'invite dans sa vie. Elle l'amadoue . Lecture très drôle et « sympa ». 

Marie-Geneviève L'amant de Patagonie d'Isabelle Autissier Un écossaise de 16 ans, orpheline, est recueillie par un pasteur qui l' « envoie » chez un confrère qui évangélise les indiens de Patagonie. Elle découvre un peuple de chasseurs, pêcheurs, cueilleurs vivant dans le dénuement, mais en harmonie avec la nature. Elle apprend leur langue et s'éprend d'un des leurs avec qui elle s'enfuit, leur mariage étant impossible. Ils ont un enfant. La communauté indienne est anéantie, dégradée. De retour elle se verra obligée d'épouser un colon et le garçon, après avoir tenté d'assister les siens, partira en Afrique pour aider des populations qui seront à l'image de celle qu'il a quittée. Bien raconté, facile à lire.

Chantal J  B.D de Rosalie Blum  3 tomes . Quadragénaire, il vit seul avec sa mère qui a la main-mise sur lui. Il est attiré par une femme seule qui l'intrigue. Il la suit et pense l'avoir déjà croisée. Il découvrira qu'elle a un lien avec sa famille et qu'enfant il la voyait, jadis, à la télé.  

samedi 16 décembre 2017

Nos lectures de Décembre 2017

Nous étions 10 : Monique, Marie-Madeleine, Françoise, Chantal J, Magali, Madeleine , Chantal D, Jacques, Roger.


Monique : « Aquarium » de David Vann .  Une fillette de 12 ans  vit en vase clos avec  sa mère très fatiguée par la pénibilité  de son travail. Elle se réfugie à l’aquarium pour combler sa solitude. Elle y rencontre un vieil homme avec lequel elle se lie et se confie. La découverte de cette relation est catastrophique pour la maman à cause d’une secret de famille. C’est très dur à un moment du récit.

Chantal J. : « Petit pays » de Gaël Faye.  Vécu d'un enfant de 8 ans  au milieu de la  guerre hutu-tutsi  Le quotidien enfantin avec les plaisirs de la vie. Douleur de la perte des parents. Dans un pays magnifiquement décrit.

Madeleine :« Les passeurs de livres de Daraya » de Delphine Minoui. Dans une ville rebelle à Bachar El Assad, assiégée et bombardée les habitants qui restent, terrés, communiquent par internet avec la journaliste qui raconte. Dans les maisons bombardées les habitants découvrent des livres, les entreposent, les lisent. La lecture, auparavant rebutante car exclusivement orientée vers la propagande officielle, devient  refuge, découverte. Les philosophes, les littératures française, américaine...etc .. permettront de résister  au siège pacifiquement et, surtout, d'échapper à la radicalisation.
Elise : « La petite fille qui aimait la lumière » de Cyril Massarotto. Elle n'a pas de prénom, pas de famille, et, blessée car c'est la guerre, elle est secourue par un vieil homme. Il l'aidera à vivre et ils noueront une relation affectueuse, filiale. Les soldats tuent ceux qui sortent et elle ne peut vivre dans le noir.

Chantal D. : « Un loup pour l'homme » de Brigitte Giraud. Un français n'a pas voulu prendre les armes mais va dans l'Algérie en guerre pour soigner. Il s'attachera à un soldat unijambiste devenu mutique et dont le livre révélera  l'histoire. Découverte de la torture. Réalités de la guerre. 
« L'art de perdre »  d'Alice Zeniter. Une famille de harkis est  déracinée de sa Kabylie avec son arrivée en France, en camp de transit, dans des conditions déplorables, sans liberté de mouvement. Puis transfert dans un autre lieu dans les mêmes conditions inhumaines. Vie brinquebalée par l'histoire : fidèles à la France, ayant combattu dans ses rangs lors du dernier conflit mondial,  ils  se retrouvent parias, tiraillés entre deux cultures.
Ces deux  histoires, témoignages sur  la guerre  d'Algérie,  sont l'occasion, pour Jacques, de nous parler des dix années de sa vie passées dans ce pays. Soldat de 1958 à 1960, il y restera en  service dans les Centres Sociaux et Educatifs , seul européen en délégation spéciale. Il collaborera avec Germaine Tillon dans une palmeraie au sud des Aurès, jusqu'en 1968. Il épousera une militante engagée dans la libération de son pays. Il la perdra suite à une affection mal soignée.                 Jacques décidera de rentrer en France quand l'islamisation est devenue prégnante, surtout contre les femmes. Il fera ensuite, sur plusieurs années, des interventions au Lycée Jean Perrin à Rezé. Jacques nous explique que, jusqu'en 1990, plus de 500 écrits sur la Guerre d'Algérie ont été produits mais les éditeurs ont  été réticents ou opposés à leur diffusion .
                                                                    
Toujours Jacques :« Sales caractères »  de Simon Garfield.  Il s'agit de caractères typographiques !   On est plongé d'abord dans l'histoire de la calligraphie,  puis, avec la naissance de l'imprimerie, dans la création des caractères. Sont présentées les diverses polices avec ou sans empattement.Et puis, comment faire pour qu'un texte soit lisible au mieux.                 
« Un village de pêcheurs » collectif dont Jacques a la maîtrise. En réédition, les 2000 exemplaires initiaux étant épuisés. Il s'agit de l'histoire de Passay. Le Centre d'Histoire du Travail est intéressé par cette nouvelle édition qui va être revue et repensée.

Roger : « Le sympathisant » de Viet Thanh Nguyen. Au travers de la vie d'un  agent secret du Nord Viet Nam où il est né, on a un roman  historique de la  guerre ainsi que  de l'après  guerre . Le  vécu côté vietcong et celui  du gouvernement de Saïgon, avec les américains, sont vus de l'intérieur . Le héros est un agent double. Il a la nationalité américaine  et on est emmené dans les péripéties de sa vie. Une lecture très prégnante.